La profession de journaliste sportif fait rêver tous les mordus de sport. L’accès au métier n’est toutefois pas aisé pour les femmes. La plupart des journalistes sportives interrogées le disent : «dans cette spécialité encore très mâle, une femme doit toujours prouver deux fois plus». Aujourd’hui, la porte s’ouvre sans doute plus vite pour une femme déterminée comme Adja Bitèye.

Chaleureuse, pétillante, drôle, passionnée dès qu’elle aborde les sujets qui lui tiennent à cœur, comme la lutte, le football ou encore les enfants, Adja Bitèye se présente dans la vie comme sur un plateau sans complexe.

La native de Kaolack en embrassant une carrière d’infographiste était loin d’imaginer un jour qu’elle serait journaliste encore moins présentatrice dans une chaîne de télévision. La détermination en bandoulière et à force de côtoyer de grands noms du milieu de l’audiovisuel comme Abdourahmane Camara, Jean Meissa Diop ou Tidiane Kassé, elle a éprouvé un respect profond et une passion pour ce métier.

Mais en tant que profane et malgré l’expérience acquise au Groupe Walfadjri, elle se devait, dit-elle, de suivre une formation adéquate pour exercer ce noble métier.

La passionnée de terrain qui a débuté en 2003 chez Sidy Lamine Niasse, Président Directeur Général de Walf, poursuit sa randonnée cathodique. Elle rejoint la chaine d’information en continu Canal Infos news en 2010, «eh oui c’est de là que tout a commencé» nous dit-elle avec émotion.

Elle se rappelle de ses premiers plateaux télévisés comme si c’était hier, «le temps passe vite quand on est ambitieux et qu’on veut faire beaucoup de choses», précise-t-elle.

Des choses oui elle en a fait et pas des moindres, Il aura suffi qu’elle fasse  un dossier sur l’essor de la lutte sénégalaise pour choper, comme on le dit dans le jargon de notre sport national, le virus de la lutte.

Ainsi de fil en aiguille, elle s’est imprégnée des réalités de cette discipline sportive, aidée en cela par des chroniqueurs comme Ngagne Diagne, Sala Bigué dans l’émission  «Jeul Bi» qui passait chaque lundi soir sur les antennes de Canal Infos.

Une émission qui aura du succès et ce n’est pas trop de dire qu’elle est la première dame à oser se frotter au monde de la lutte. Un monde viril ou physique, technique et tactique n’est pas que l’apanage du lutteur.

En 2013, La belle qui aime les défis atterrit à SEN TV pour mieux vivre sa passion de la lutte, nouveau challenge pour elle en dehors de «Gal Gal» une émission consacrée au «lamb». Elle co-anime l’émission sportive de la rédaction «Sen Sport»  qui se veut le creuset de toutes les disciplines sportives. Ainsi elle ne devait pas se limiter aux «Nguimb» il fallait  ratisser large.

Nous allons justement ratisser large avec elle :

Etes-vous mariée ? Miss Biteye nous dira pas encore. Elle attend toujours l’homme pieux, adorable qui la comprendra dans son métier. (Avis aux prétendants).

A la question de savoir quel est son plat préféré, en bon kaolackoise elle répond mbakhal saloum «Je transporte mes origines jusque dans mes assiettes».

Elle adore l’arc en ciel, c’est la raison pour laquelle elle ne se concentre pas sur une couleur, «je mets tout, j’aime juste ce qui est beau»

Etes-vous consciente que beaucoup d’hommes et surtout de femmes vous regardent car disent-ils vous êtes une fashionita ? J’aime la mode depuis que je suis toute petite, dit-elle (avec un sourire grand format).

Elle se shoote à la musique du Wally Ballago Seck en vraie mélomane. Elle adore lire et fait des acrobaties dans une salle de sport de la place.

A celles qui rêvent de devenir des Adja Btèye en miniature, qu’est-ce que vous leur dites ? Elle leur suggère d’être déterminées et de savoir qu’il faut mettre son énergie, son sérieux et surtout sa dignité en exergue car tous les métiers sans distinction peuvent maintenant être exercés aussi bien par les hommes que par les femmes.

Nous lui souhaitons bonne route. Une route qu’elle vient à peine d’entamer selon elle, mais quelle compte poursuivre grâce à l’aide de Dieu Allah Soub Khana Watala, son prophète Mohamed (PSL) et les prières de ses parents.

Elle fait un clin d’oeill à Ndeye Dôme Thiouf qui avait déjà balisé le chemin.

Rendez-vous dans quelques années nous promet-elle.

L’équipe de Jigguen lui souhaite bonne chance !!

 

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