Cancer de la prostate : un mal, souci du mâle

Pour les hommes, à côté du cancer primitif du foie partagé avec la femme, celui de la prostate leur est vraiment propre. La prostate est un petit organe logé à l’intérieur du corps, non extériorisé et situé dans la partie inférieure du bassin. Il participe aux fonctions génitales de l’homme en permettant, par ses produits, un bon déroulement des fonctions de reproduction.

Comme tous les organes, il vieillit plus ou moins bien et peut être le siège de diverses maladies. Parmi elles, les infections (prostatite), les tumeurs qui, peuvent être bénignes (c’est-à-dire non cancéreuses) ou cancéreuses. Le cancer de la prostate devient plus fréquent quand on dépasse l’âge de 60 ans. Toutefois, il existe des cas (plus rares) de diagnostic plus précoces, même à 30 ans ! Quand la prostate est le siège d’une maladie quelconque, des symptômes classiques peuvent l’annoncer. Il peut s’agir de douleurs localisées ou diffuses dans la région située derrière le pubis ; difficultés d’uriner (dues à la pression qu’exerce la prostate grossie sur les vois d’écoulement des urines) ; d’envies répétées d’uriner ; de gêne à faire sortie les urines, de diminution de la force du jet d’urines ; de pertes involontaires d’urines non évacuées ; de troubles sexuels de l’érection et (ou) de l’éjaculation.

Signes à guetter

Un ou plusieurs de ces signes doivent faire consulter son médecin qui demandera alors l’avis d’un urologue. Il peut s’agir d’une banale affection bénigne de la prostate ou d’une tumeur. Le rôle de l’urologue sera de dire si c’est quelque chose de simple et pas grave ou s’il faut faire d’autres investigations pour mieux préciser le diagnostic. Par un toucher rectal, il peut savoir si la prostate a augmenté de volume ou pas. Par l’échographie, on peut même en donner les dimensions. Des analyses de sang permettent de rechercher des signes biologiques témoignant du caractère cancéreux ou pas des troubles, parmi celles-ci le dosage des phosphatases, mais mieux maintenant, celui de l’Antigène spécifique prostatique (ou PSA Prostatic specific antigen). Son élévation par rapport aux chiffres normaux propres à chaque âge, est un élément capital du diagnostic. Dans d’autres cas une biopsie (en prélevant un bout de prostate) permet l’analyse des cellules et d’infirmer ou d’affirmer un cancer de la prostate.

Le dépistage précoce, seul salut

Le cancer de la prostate est le plus fréquent des cancers de l’homme de plus de 60 ans. Il est possible de détecter le cancer de la prostate très tôt dans son évolution.

A proprement parler, on ne peut pas prévenir l’apparition du cancer de la prostate, mais on peut le dépister lorsque sa taille est encore très petite par un examen régulier. Il s’agit de la même démarche que pour les femmes à qui il est conseillé un dépistage du cancer du sein ou du col de l’utérus.

Des cellules cancéreuses sont très souvent présentes dans la prostate, mais elles ne se développent pas : on dit qu’elles restent à l’état latent. Il s’agit de cancers microscopiques, sans danger. Entre 50 et 59 ans, 1 homme sur 3 a un cancer microscopique ; c’est le cas pour 4 hommes sur 10 entre 70 et 79 et la proportion atteint 7 hommes sur 10 après 79 ans. Parfois, environ une fois sur cent, ces cancers minuscules évoluent très lentement et deviennent de véritables cancers. Il est donc important de vous faire examiner régulièrement pour reconnaître à temps ces véritables cancers.

Par Votre Santé Magazine

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