Le sociologue Ismaïla Sène, prenant part à un atelier sur les violences faites aux femmes organisé par le projet SIT/CNF-UDTS afin de réfléchir sur les solutions préconisées face à la situation de vulnérabilité des femmes qui devient de plus en plus alarmante, a indiqué que certaines femmes réagissent de façon extrême à la violence.

En effet, s’agissant du nouveau phénomène qui place la femme comme auteure de violence, le sociologue rappelle que nous sommes dans une société violente. Cette brutalité envers les femmes a, contre toute attente, généré une nouvelle forme de violence qui, cette fois, est le fait des femmes. Habituées à subir et à vivre au quotidien des faits de violence, elles sont mises dans l’obligation de réagir. «Et souvent, c’est à l’extrême qu’elles réagissent», a expliqué le Dr Ismaïla Sène.

Selon toujours lui : «Une femme violentée reste exposée à la situation de violence, si elle doit passer la nuit avec son bourreau. Si c’est son parent, elle reste exposée à la violence». Le sociologue pense qu’il convient de mettre en place des stratégies d’écoute pour aider les victimes à se mettre dans une posture de résilience.

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