Une maladie qui touche principalement les femmes, heureusement la spasmophilie et les crises auxquelles elles sont rattachées semblent faire plus de peur que de mal. Dans certains pays, la spasmophilie n’est pas encore considérée comme une maladie et des signes cliniques n’ont toujours pas été trouvées. On constate chez les malades, une hypersensibilité neuromusculaire (qui apparaît à l’électromyogramme) et un taux de magnésium abaissé. La plupart du temps, les symptômes sont mis sur le dos de l’anxiété, sauf que les spasmophiles vivent dans une anxiété constante. La peur de tomber dans la rue, de ne pas arriver à trouver le sommeil facilement, de sentir des fourmis dans les pieds et les mains et tellement d’autres choses qui les maintiennent dans le cercle vicieux de l’angoisse. Une personne spasmophile va avoir mal et angoisser parce qu’elle ne sait pas pourquoi elle a mal et ainsi avoir encore plus mal. Et ainsi, de suite, la douleur se trouve être parfois source de stress, ce qui rend la guérison encore plus difficile.

Définition et symptômes

La spasmophilie est un ensemble de signes associant des spasmes et une hyperactivité neuromusculaire. Les crises sont spectaculaires et caractérisées par une modification du rythme de la respiration, des palpitations cardiaques, une sensation d’étouffement, une transpiration excessive, une sensation de paralysie des muscles, des crampes, des picotements, l’impression d’avoir une boule dans la gorge…
Ce qu’il faut savoir aussi sur la spasmophilie, c’est que les symptômes varient souvent d’une personne à une autre même si certains sont partagés par tous les malades. La crise dure juste quelques minutes, mais les symptômes sont parfois ressentis au quotidien ou sur une longue durée. Toutefois, on peut retenir ces symptômes qui sont communs à la plupart des spasmophiles :
– Une fatigue chronique qui se ressent dès le réveil,
– Des insomnies ou un sommeil pas réparateur,
– Des crampes, fourmillements dans les jambes, les bras, les mains et le visage,
– Des brûlures d’estomac, crampes abdominales et ballonnements
– Des douleurs musculaires et articulaires,
– Des contractions de l’utérus et des douleurs prémenstruelles importantes,
– Anxiété, irritabilité, hypersensibilité,
– Déprime.
Une liste non-exhaustive des divers symptômes de la spasmophilie. Ceux-ci peuvent varier d’un patient à un autre et sont généralement sans gravité, mais gênantes, voire invalidante et jouent sur la santé mentale des spasmophiles augmentant ainsi les risques de dépression ou même d’envies suicidaires. 

Pourquoi, c’est compliqué de vivre avec la spasmophilie

Ce qui rend encore plus compliquée la vie des spasmophiles, c’est le manque de compréhension de l’entourage. Les gens ne comprennent pas toujours comment on peut avoir mal si les analyses et autres examens ne montrent rien. Et on a tendance à traiter les spasmophiles de prétentieux, et pourtant, ils ont mal. Malheureusement, la douleur est subjective et il n’y a pas de moyens de la mesurer, on peut que se contenter des dires de la personne et dans ce cas-ci, il n’y a pas de preuves.
Cet environnement peu encourageant donne à la maladie le pouvoir de prendre davantage de place dans la vie du spasmophile qui se sent incompris et parfois la personne elle-même ne comprendre pas son corps. 

Comment vivre avec la spasmophilie ?

La plupart du temps, les médecins conseillent aux patients d’avoir une activité physique régulière et une alimentation saine. Il est primordial de s’éloigner du stress et de tous les facteurs qui pourraient nuire à l’épanouissement. Les spasmophiles sont généralement très sensibles à leur environnement, il est alors important pour eux de veiller à s’entourer d’ondes positives. Comme on dit, tout se passe dans la tête et l’esprit est très lié avec le corps, d’où l’importance de garder un bon état d’esprit. Un esprit sain dans un corps sain.  Le malade devra donc apprendre à vivre avec la maladie à défaut de pouvoir s’en débarasser sur le coup. C’est avant tout un long processus d’adaptation et de travail sur soi. La spasmophilie on peut la combattre, à force de volonté et de confiance en soi.

Aissatou

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