Le mariage au Sénégal

Le mariage est l’union d’un homme et d’une femme célébrée devant des témoins. Il est réglementé par la loi (le code de la famille) qui fixe les conditions que doivent remplir les futurs époux pour pouvoir se marier.

I – LE MARIAGE RELIGIEUX

Le mariage religieux musulman :

Fatou sortit tout sourire et déclara maintenant je suis Madame Ndiaye.

La famille de Ali, venue témoigner des bonnes intentions de son fils, se vit proposer d’unir les deux enfants sur le champ.

C’est ainsi que l’Imam du quartier fut appelé et après l’achat de colas et bonbons, l’union fut scellée.

Ce qui était censé être une visite de courtoisie s’est transformée en un mariage.

De plus en plus beaucoup de mariages sont célébrés ainsi.

Le mariage musulman est scellé à l’aide de versets du Coran. Après le mariage le directeur de cérémonie distribue deux certificats de mariage qui sont tout de même valables aux yeux de la loi et dans ce certificat figure les signatures des deux (02) témoins requis par la religion. Mais ce certificat doit être validé dans un délai de six (06) mois à la mairie pour l’octroi du certificat de mariage civil. Passé ce délai, le couple devra passer par le tribunal avant de se voir délivrer un certificat de mariage.

Le mariage religieux chrétien :

Le mariage dans la tradition chrétienne est l’alliance d’un homme et d’une femme, dans le but de former une famille. Cet acte est bien institutionnalisé et suit des règles bien établies.

Le mariage a lieu dans une église (habituellement celle ou est née ou où réside la jeune fille). Il peut être célébré tous les jours de la semaine excepté le dimanche et le vendredi saint.

Il y a 2 préalables fondamentaux à la célébration du mariage chrétien :

  • Les futurs époux doivent déjà être mariés civilement et avoir opté pour la monogamie (le mariage religieux chrétien ne reconnaissant pas la polygamie). Le prêtre exigera donc un certificat de mariage civil.
  • Et enfin, il doit être procédé à la publication des bans qui aidera à se renseigner auprès des églises où les futurs mariés auront fait leur communion et confirmation que les futurs époux n’ont jamais contracté un premier mariage, car le mariage chrétien est un et unique et ne permet pas le divorce, (si vous êtes divorcée, vous ne pourrez pas vous marier à l’église, sauf accord exceptionnel donné par l’Archevêché, et dans certains cas bien précis). «C’est pour le meilleur et le pire jusqu’à ce que la mort nous sépare.».

Dans la pratique, il existe une distinction entre le «mariage civil» (célébré à la mairie) et le «mariage coutumier» (célébré, par exemple, à la mosquée).

Néanmoins, le Code de la famille ne distingue que deux (2) formes de mariage : le mariage célébré et le mariage constaté.

Le mariage célébré est le mariage passé directement devant l’officier de l’état civil. Les fiancés qui désirent se marier de cette façon, se présentent pour l’informer et prendre rendez-vous.

Le mariage constaté : doit être constaté lorsque les futurs époux observent une coutume matrimoniale en usage au Sénégal. Les futurs époux doivent informer l’officier de l’état civil (ou son représentant) de leur commune ou localité de résidence un mois à l’avance. Puis, le mariage est célébré directement par l’autorité coutumière ou religieuse (exemple Imam ou Prêtre), mais l’officier de l’état civil ou son représentant y assiste. Les futurs époux doivent avoir chacun deux (02) témoins majeurs.

Tous les mariages intervenus depuis le 1er janvier 1973, date d’entrée en vigueur du Code de la famille, doivent être célébrés ou constatés par l’officier de l’état civil qui délivre aux époux un certificat de mariage.

Le mariage non inscrit à l’état civil est valable, mais inopposable à l’Etat, c’est-à-dire que les intéressés ne peuvent exiger de l’état aucun avantage lié à leur statut de mariés. Ex : allocations familiales.

II – LE MARIAGE CIVIL

Les règles du mariage sont posées dans le code de la famille. Elles sont applicables à tous les sénégalais quelle que soit leur confession (musulmans, chrétiens, animistes) ou leur ethnie (diolas, wolofs, sarakholés, etc.).

Lorsque le mariage a été célébré d’après les règles du statut particulier des intéressés, l’officier d’état civil intervient pour constater le lien matrimonial par la formalité d’enregistrement, ceci à posteriori.

Les époux sont tenus de comparaître en personne et ensemble devant l’officier d’état civil qui doit les interpeller successivement sur leur consentement au mariage célébré ;

Le défaut d’enregistrement sans motif valable n’est pas une cause de nullité du mariage coutumier.

Le code de la famille bannit le mariage forcé en exigeant l’expression libre de la volonté des deux époux ayant dépassé au moins l’âge de 16 ans pour la femme et de 18 ans pour l’homme.

Les mariés doivent être munis de leurs pièces d’identité.

Ils doivent être accompagnés de quatre (04) témoins sans distinction de sexe (02 témoins pour chaque conjoint) et ceux-ci doivent être munis de leurs pièces d’identité.

Le certificat de mariage donné aux mariés doit avoir un timbre fiscal de 300 F.CFA à la charge des mariés. Le livret de famille délivré est gratuit.

Sur le certificat de mariage il est dit que la dot est arrêtée à 3.000 F.CFA, 6.000 F.CFA ou 18.000 F.CFA et n’excédera pas cette somme ; ou du moins toute somme dépassant n’est pas prise en compte.

 

 

 

 

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