Si la grossesse se fait attendre

Même si on désire très fort un enfant, il arrive parfois que le désir ne se concrétise pas immédiatement. C’est souvent une question de patience. Pour certains couples, il s’agit d’un problème de fertilité. Le Dr Ibrahim Aïdibé nous donne ici quelques éclairages.

Quand le doute s’installe

Il était autrefois admis qu’il ne fallait commencer à s’inquiéter que si la grossesse ne survenait pas après deux ans de rapports réguliers, 80 % des grossesses survenant dans les six premiers mois. Les instances médicales conseillent désormais de consulter dès un an de rapports sexuels réguliers sans contraception. Ce conseil est toutefois à moduler selon l’âge de la femme et les antécédents de chacun des membres du couple. En effet, l’âge de la femme est essentiel dans un projet d’enfant.

La première consultation   

La première consultation est notamment les questions posées au sein du couple occupent une place fondamentale dans l’exploration du problème, il est donc important de bien s’y préparer.

La majeure partie de la première consultation sera consacrée à cet entretien, qui mérite et nécessite un long moment. L’idéal est bien sûr de consulter en couple, car l’interrogatoire va concerner les deux futurs parents.

L’âge : le premier facteur de fécondité

Chez la femme

La diminution de la fertilité féminine avec l’âge est désormais bien démontrée mais reste insuffisamment connue des couples.  L’âge de la femme est le plus important facteur de succès, aussi bien en fécondité spontané qu’après traitement.

Chez l’homme

L’âge de l’homme est désormais reconnu comme influant sur la qualité du sperme. Le mode de vie, la profession (déplacements, exposition à des produits toxiques) sont également des facteurs importants. Le rôle néfaste du tabac, de l’alcool, des drogues sur la fertilité est plus à démontrer. Certains médicaments peuvent également avoir un effet délétère sur le sperme.

Le parcours médical

Examen clinique

Parfois, le simple fait de changer de mode de vie peut aider à concevoir un enfant. C’est pourquoi, lors de cette première visite, le médecin spécialiste s’intéressera à votre profession et à celle de votre conjoint, à votre mode de vie.

Examens de première intention

À l’issue de la première consultation, il est habituel de vous demander un certain nombre d’examens :

  • un test post-coïtal (encore appelé test de Hüner ou test après rapport). On vous demandera d’avoir un rapport avant l’ovulation (en général le 11ème ou 12ème jour du cycle) et le lendemain, d’aller dans un laboratoire où on prélèvera la glaire cervicale. Ce test a une triple fonction : vérifier le caractère complet du rapport, quantifier le nombre de spermatozoïdes présents et enfin, évaluer leur comportement et leur survie dans la glaire.
  • une échographie pelvienne.
  • un spermogramme avec spermocytogramme (analyse du sperme du conjoint).

Autres examens

Lorsque vous apporterez ces premiers examens à votre gynécologue, il décidera s’il y a lieu de compléter ces examens par d’autres investigations. Il peut s’agir :

  • d’une hystérosalpingographie (radiographie de l’utérus et des trompes).
  • d’une hystéroscopie.
  • des dosages hormonaux.

Par le Dr Ibrahim Aïdibe

 

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